L’écurie

Parce qu’ils m’accompagnent chaque jour. Qu’ils sont la première soupape de mes angoisses et les premiers témoins de mes joies. Que sans eux, je ne serais pas la même.
Mes vélos ont des prénoms car ils ont chacun leur spécificités et utilité, reflet de mes humeurs et activités. Dis-moi qui tu montes je te dirais qui tu es… 
Présentation de mon écurie.

Marcelin

Marcelin, randonneuse Peugeot 1981 – Poitiers, Noirmoutiers
Marcelin a été adopté un matin de brocante, ses propriétaires ne s’en était jamais servis. Je lui ai donc offert une vie après 30 ans de captivité au fond d’un garage. Marcelin est bleu comme mes robes, couine comme mes genoux, a une logographie de Retour vers le Futur, une selle Idéale tannée comme mes mains.
La première fois que j’ai fait 100 kilomètres, c’était avec lui.
La première fois que j’ai changé une chambre à air sans assistance, c’était lui aussi.
La première fois que j’ai mis un vélo dans un train, c’était encore lui.

Il coule à présent des jours paisibles à Noirmoutiers, où je l’utilise pour aller me baigner.

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Ulysse, course Peugeot Avoriaz 1987 – Paris
Heureux qui comme Ulysse a fait un long voyage… Mes premières pédales automatiques (Spd) – cadeau de Cyril qui a remplacé son temps de VTT par un bébé, mes premières longues distances en solitaire, toutes mes chutes les plus spectaculaires. Mon compagnon de chaque jour dans la jungle parisienne. Parce que sa guidoline et sa selle blanche qui ne le restent jamais longtemps. Parce que c’est un singlespeed qui a des manettes de vitesses au cadre juste pour faire joli. Ulysse fait des envieux, on en connait certains qui ont chiné des modèles similaires mais qui n’ont pas exactement le profond de son bleu…

Ellington

Ellington, course Giant Cadex 1991 – Poitiers, Paris
Mauve et orange, deux couleurs que je n’aime pas vraiment… Et pourtant, sur lui j’adore. Il est un peu jazz, c’est mon Duke Ellington. Déniché et préparé par le collègue El Hidalgo, j’ai commencé la longue distance et les aventures hasardeuses avec lui (mes hanches portent les stigmates de mes chutes avec lui dans les graviers et sur le verglas). Mes premières pédales Look au son de jouet en plastique, la chaine qui saute, les premières vitesses au cintre, mon premier changement de câbles de freins et guidoline sans assistance (ou presque haha). Ellington est maintenant un vélo d’appoint qui fait parfaitement son travail quand les autres sont en réparation.

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Elliot, gravel Kona Rove ST 2018 – Paris, Poitiers, Vancouver
1 plateau, 11 vitesses. Coup de foudre pour son bleu mat et sa maniabilité sur tous les terrains… Après presque un an à résister, Elliot a rejoint mon écurie avec des améliorations adaptées au projet que je lui destinais : les très grandes aventures. Elliot a pour vocation de visiter le monde. Sa plus petite taille me permet d’être plus relevée sur la route et d’apprécier encore mieux le paysage ; sa roue dynamo me permet d’être autonome en énergie ; ses deux paires de roues, en alu et en carbone, s’adaptent en fonction du projet. Ce sont aussi mes premiers freins à disques et mes pneus tubeless (=plus de chambres à air) que j’adore bien qu’on me l’ait beaucoup déconseillé.

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En 2023, du fait des changements de ma vie, Elliot a été modifié avec un double plateau (GRX) pour mieux trainer la remorque de mon fils
(photo 1 : Benjamin Wolschlegel ; Photo 2 : Jeanne Lepoix)

Oscar

Oscar, course Look Huez 785 RS DI2 – Paris
Oscar est entré dans ma vie un peu par hasard, pendant un confinement (donc je ne pouvais pas rouler avec). Mon frère venait de mourir, j’ai adopté un vélo pour combler le manque… Vu son poids plume et sa nervosité, Oscar la Victoire est parfait pour les montagnes ou les cyclosportives. 

A la lecture de cette inventaire, il est évident qu’il manque plusieurs amis dans l’écurie… La liste n’est donc pas close, il va falloir leur trouver une place (et des sous !) 🙂



In loving memory
– Ils m’ont quitté mais je ne les oublie pas :

  • Aristide a été volé au petit matin d’une froide journée de novembre. C’était un triporteur de manège, plus ornemental que roulable, destiné à livrer des cadeaux… Je n’avais pas terminé de le réparer, histoire d’amour morte-née.
    aristide
  • Vassili a été dérobé sous mes yeux. Déniché grâce à Dus après de longues recherches infructueuses, la perte de ce Peugeot NS vert a été un arrachement violent et encore aujourd’hui, il m’arrive de le chercher machinalement sur les sites de seconde main, les brocantes ou dans les rues… Vassili était mon petit prince, ultra confortable, ultra maniable. J’ai encore le souvenir de sa selle gravé dans les ischions et dans le coeur les nombreuses balades avec des amis que je ne vois pas assez souvent.

Vassili

  • Ryô, VTT Specialized Fuse Expert 27.5+ 2019 – Canada, Mexique
    Avec Ryô, ça n’a pas été l’amour fou au premier regard… Je le trouve d’une couleur hideuse, il est énorme, ses pédales me bousillent les mollets, il faut le doucher à chaque fois qu’on l’utilise même 5 minutes… Il m’a fallu l’apprivoiser et le comprendre longtemps avant de vraiment me faire confiance sur ce gros bulldozer. Mais ce vélo fait un super boulot. Ryô avale tout sur son passage : les cailloux, le sable, la route, les escaliers, les souches d’arbres, les pontons glissants, les mares, la boue, la neige… ! Il était promis à mes aventures les plus extrêmes mais Ryô a malheureusement été vendu sans mon consentement au Canada pendant le confinement d’octobre 2020 car je n’avais plus de perspective de réussir à revenir un jour vivre à Vancouver.
    RYO
  • Leonardo, course Cannondale Super Six 2015 – Paris
    Parce que Léonard de Vinci + « Se freini, non vinci » Si tu freines tu perds (Mario Cipollini)
    Leonard symbolise ma vraie prise d’indépendance, celui avec qui je passe le cap de la centaine de bornes pour doubler la mise. 230 kilomètres en solitaire pour rendre visite à mon oncle, un Poitiers – Brive la Gaillarde dont je me souviens encore. Nous avons parcouru quelques 20 000 kilomètres ensemble. Ses pédales Shimano en carbone, mon premier gps, mes premiers prolongateurs… 
    Il était trop grand pour moi, il est parti chez un retraité en septembre 2020 et je l’ai remplacé par Oscar.
    Leonardo

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